Je me suis fait servir en anglais…

Titre : Une expérience de service en anglais : découvrir la communication interculturelle dans un salon de coiffure

Dans un contexte où les échanges interculturels deviennent de plus en plus fréquents, il n’est pas rare de se retrouver confronté à des situations où la barrière linguistique ou les différences culturelles influencent le déroulement d’un service. Récemment, j’ai vécu une expérience qui illustre parfaitement cette réalité, en expérimentant un échange en anglais dans un salon de coiffure ici au Québec.

L’impact de la pandémie sur nos habitudes a été considérable : pour ma part, elle m’a amené à revisiter ma relation à mon corps et à mon environnement. Si certains ont décidé de se remettre au sport ou de prendre davantage soin d’eux, pour moi, cela s’est manifesté par une relâchement de l’apparence extérieure, notamment une tendance à passer mes journées en pyjama et à laisser ma coupe de cheveux évoluer librement, ce qui, je dois l’admettre, n’était pas la meilleure idée.

Lorsque j’ai constaté, la semaine dernière, que mes cheveux avaient atteint une longueur difficile à gérer, et face à l’imminence d’une nouvelle vague de restrictions, j’ai décidé d’aller chez le coiffeur avant que de nouvelles consignes ne nous soient données. À mon arrivée, j’ai été accueilli par une coiffeuse d’origine londonienne, qui travaillait ici avec un permis de travail temporaire. Elle tentait maladroitement de m’expliquer en français, précisant qu’elle préférait parler anglais car cela lui était plus naturel.

Malgré ses efforts, le français de la coiffeuse était limité, et je comprenais parfaitement qu’elle souhaitait perfectionner ses compétences linguistiques dans l’espoir de régulariser sa situation. Son conjoint, québécois, ne semblait pas engager la conversation en français, ce qui illustrait peut-être une certaine familiarité ou un choix personnel. En toute honnêteté, je me suis dit que cela aurait été un peu inutile de créer une tension dans le salon pour une différence de langue ; j’ai décidé de faire preuve de patience et de compréhension.

Cette expérience m’a permis de réfléchir à la richesse que peuvent apporter ces rencontres interculturelles, même lorsqu’elles comportent des petits défis. Elle me rappelle également que, dans nos sociétés pluralistes, la tolérance et l’ouverture sont essentielles pour favoriser un dialogue respectueux et constructif.

En fin de compte, je suis ressorti du salon avec une nouvelle coupe et une confirmation que, parfois, passer outre nos préférences linguistiques ou culturelles peut enrichir notre vision du monde. Ce genre de situations, aussi simples soient-elles, illustrent la diversité et la complexité de nos interactions quotidiennes dans un monde globalisé.

Merci de m’avoir lu, et à bientôt pour d’autres réflexions sur la vie quotidienne dans un contexte multiculturel.

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